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La tentation du paysage (2026)

Le projet La tentation du paysage repose sur deux temps de production : tout d’abord la réalisation d’un tableau sur lequel quelques traces suggestives sont capables d’évoquer l’apparition d’un paysage, puis, à partir de ce tableau, demander à l’intelligence artificielle de transformer ces formes picturales en une photographie de paysage. Pour cette dernière, l’objectif n’est pas de basculer dans une représentation hyperréaliste mais de garder « en mémoire » son origine (la peinture) et de maintenir une certaine forme d’improbabilité.
La présentation conjointe des deux réalisations met en évidence la différence entre les techniques utilisées. La peinture insiste sur la réalité physique des matériaux que sont les matières et les textures alors que la photographie affirme son statut d’image et son immatérialité accentuée par sa présentation sur plexiglas.

La tentation du paysage 1, avril 2026, acrylique sur toile, 20 x 20 cm et photographie sur plexiglas, 20 x 20 cm

Forme rouge sur fond blanc (2026)

Si notre perception nous donne l’illusion d’une vision stable, le système visuel fonctionne dans un mouvement permanent : micro-saccades, saccades exploratoires, ajustements d’accommodation entre vision de près et vision de loin... La perception naturelle est fondamentalement errante. À l’opposé, regarder un écran, et plus encore un tableau impose une stabilisation attentionnelle et posturale, qui requiert un effort soutenu et une concentration inhabituelle. Devant une peinture, l’horizon visuel du spectateur est limité par les caractéristiques physiques du support (planéité et dimensions). Cette série est présentée sous forme de diptyque composé de formats différents et présentant des points de vue différents de manière à remettre notre regard en mouvement. Le passage de l’une à l’autre des toiles, la perception de l’ensemble multiplie les rencontres et les associations. Cette présentation renoue également avec un principe narratif bien connu : celui produit par l’association et la juxtaposition d’images.

Forme rouge sur fond blanc, 2026, acrylique sur toile, 120 x 120 cm et 92 x 73 cm

Étude (2018-2026)

L’ensemble de cette série a été réalisé à partir du film Dans la forêt de Gilles Marchand (2017). L’histoire, conçue comme un parcours initiatique, combine subtilement le familier et l’insolite, voire le surnaturel : un père divorcé, dont l’attitude devient de plus en plus étrange, entraine ses deux enfants au plus profond d’une forêt. Au cours de ce périple, le plus jeune des frères et le père utilisent une barque qui leur permet de s’éloigner physiquement et symboliquement du monde civilisé. L’embarcation, d’abord utilisée pour la traversée du lac, devient un fardeau (une croix) qu’il faut tirer et trainer à travers la forêt pour être ensuite abandonnée, sacrifiée. Parce que ce film avait des qualités plastiques et narratives proches de mes engagements artistiques, un sentiment de « parenté » m’a permis d’y voir, non seulement des tableaux mais aussi de la peinture.
Il s’agit ici d’ancrer la peinture dans un répertoire iconographique stable afin de mettre en évidence la diversité des traitements plastiques possibles. Les orientations picturales, jamais définitives, empruntent divers chemins en privilégiant l’humeur du moment à l’unité stylistique. Les mêmes images peuvent être la source de plusieurs tableaux et la présentation de ces derniers n’est jamais définitive et fluctue au fil du temps.

Étude 1, d'après le film de Gilles Marchand Dans la forêt, 2018 - 2022, acrylique sur toile, 130 x 162 cm

Bien malin qui peindra le dernier (2016-2017)

« L’Art de la peinture se présente comme un pastiche pictural des images tirées de la vidéo performance réalisée en 1995 par Paul McCarthy intitulée Painter, le rôle titre étant tenu par l’artiste réalisateur (collection du Centre Pompidou, environ 50 mn) [...] » – Michel Guérin, 2017

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L'Art de la peinture VIII, La Connaissance, Septembre 2016, acrylique sur toile, 73 x 92 cm
Le poids des sensations n° 20, 169 grammes, 2017, Boîte en bois, L. 10 x l. 10 x H. 5 cm, couvercle peinture acrylique sur papier marouflé Produit dérivé 19, 2017, acrylique sur papier marouflé sur bois, 19,2 x 29 cm

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